Périmé ou pas le casse tête

Date limite de consommation (DLC) et date de durabilité minimale (DDM), deux notions encore floues dans l'esprit de beaucoup de consommateurs


Date limite de consommation (DLC) et date de durabilité minimale (DDM), deux notions encore floues dans l'esprit de beaucoup de consommateurs. Si on respecte scrupuleusement la première qui indique sur l'aliment en question (« A consommer avant tel jour de tel mois »), en revanche, la seconde (« A consommer de préférence avant... »), offre vraiment beaucoup plus de souplesse. Or, le public reçu par les associations, à l'image du reste de la population, confond encore souvent les deux indications. Pourtant un produit (généralement conserves, produits congelés, déshydratés, etc.) mentionnant une DDM peut se consommer bien longtemps après. Au pire, si on attend vraiment trop, la qualité gustative ou nutritionnelle ne sera plus au top. Mais aucun risque pour la santé. La preuve ? La vente d'aliments dont la DDM est dépassée ne constitue pas une infraction. Des commerces en ont d'ailleurs fait leur spécialité. On ne le savait pas ! Le site internet de l'État (www.service-public.fr), fournit d'ailleurs des précisions fort utiles (et très méconnues). La mention « A consommer de préférence avant le... suivie du jour et du mois » indique que le produit conserve toutes ses qualités jusqu'à trois mois après la date. « À consommer avant fin... suivi du mois et de l'année » : entre trois et dix-huit mois. Enfin, « A consommer avant fin... suivi de l'année » : supérieure à dix-huit mois. On le voit, il reste de la marge !
Périmés ou pas? Le casse-tête